Linda Vista La disgrâce du quinqua occidental

Jan Hammenecker (à droite) compose un misanthrope irrésistible, malin et vieux con assumé, d’une franchise maladive.
Jan Hammenecker (à droite) compose un misanthrope irrésistible, malin et vieux con assumé, d’une franchise maladive. - Mirco Magliocca

Une tortue qui ne sait pas qu’elle a perdu sa carapace. » C’est ainsi que Tracy Letts décrit son (anti) héros. L’expression résume à elle seule, non seulement le personnage, mais aussi notre époque occupée à disséquer l’homme hétérosexuel blanc dominant. Autrement dit, ce mâle qui avance dans la vie avec ses allures de dinosaure mais entre en collision avec une conjoncture qui met à mal la cuirasse de virilité et de supériorité dont la société l’avait armé. Quant au Linda Vista (« jolie vue » en espagnol) du titre, il fait référence au nom de la résidence californienne, avec piscine, où évolue notre protagoniste, mais aussi au panorama imprenable que nous réserve la pièce sur le quinquagénaire américain d’aujourd’hui, en pleine débâcle dans une ère trumpienne déboussolée.

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct