La prise en charge difficile des victimes après un attentat: « J’aurais voulu un peu d’humanité, de gentillesse »

«
Le premier soir, j’aurais eu besoin d’être accueillie dans une salle. J’aurais eu besoin d’un café. J’aurais voulu de la douceur, qu’on vienne me voir. Mais très vite, il n’y avait plus personne
», a déploré la maman d’une victime de l’attentat de la gare Saint-Charles à Marseille.
« Le premier soir, j’aurais eu besoin d’être accueillie dans une salle. J’aurais eu besoin d’un café. J’aurais voulu de la douceur, qu’on vienne me voir. Mais très vite, il n’y avait plus personne », a déploré la maman d’une victime de l’attentat de la gare Saint-Charles à Marseille. - Reuters.

Combien étaient-ils ? Cinq, dix, quinze… Impossible pour Gilles Gamberi de se rappeler le nombre exact de corps inertes qu’il a retournés ce soir-là sur la Promenade des Anglais, espérant pouvoir encore leur porter secours. « J’en ai rhabillé certains que le choc avait dénudés. Je voulais qu’ils puissent au moins garder une certaine dignité ».

Trois ans après l’attaque au camion-bélier qui a coûté la vie à 86 personnes le 14 juillet 2016, Gilles Gamberi cherche encore les mots pour relater ce qu’il a vécu. Son histoire, il l’a racontée des dizaines de fois mais aujourd’hui encore, elle lui semble un peu étrangère.

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct