«Vice Versa» aux Tanneurs: une danse féminine envoûtante face à la violence

Deux corps de femme habités par une même mélange d’énergie, de sensualité et de détermination.
Deux corps de femme habités par une même mélange d’énergie, de sensualité et de détermination. - Mikha Wajnrych

Il y a d’abord ces deux femmes, tout au fond de la scène, qui ondulent légèrement sous une lumière incertaine. Deux regards tendus vers la salle, deux corps qui se meuvent lentement dans un mouvement sinueux qui devient rapidement hypnotique. On remarque ensuite la chanson aux allures de ritournelle ancienne où la répétition, comme dans la danse, permet d’avancer pas à pas dans une histoire sombre et tragique. Cette chanson, Les anneaux de Marianson, due à la plume d’une anonyme du XVe siècle, est interprétée par Michel Faubert dans une orchestration de Jérôme Minière et accompagne de bout en bout l’évolution des deux jeunes femmes. Tantôt, le texte racontant la vengeance atroce et stupide d’un mari se croyant trompé se reflète dans les gestes, tantôt ceux-ci s’éloignent du récit comme si les interprètes laissaient derrière elles l’aveuglement de l’homme pour permettre à l’épouse assassinée de trouver enfin la paix et la liberté.

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct