«Sympathie pour le diable»: la guerre et ses impasses, version chien fou

Sur le capot du véhicule de Paul Marchand : « Ceux qui vont mourir te saluent. »
Sur le capot du véhicule de Paul Marchand : « Ceux qui vont mourir te saluent. » - D.R.

Un premier long-métrage à cinquante ans, c’est peu banal, non ? Mais qu’importe, si le film porte une voix jamais portée, s’il apporte au cinéma de fiction la restitution la plus fidèle – et de loin – de notre métier de correspondant de guerre.

Il a fallu pas moins de 22 ans au réalisateur québécois Guillaume de Fontenay pour faire atterrir son projet. Le récit d’un journaliste frenchy, un peu baltringue, qui balade son cigare au cœur de la guerre de Bosnie ? Les producteurs n’en voulaient pas, n’y croyaient pas, affirmaient qu’il « n’intéresserait personne ».

Coup du sort : bien avant que le budget soit bouclé, le journaliste qui représentait la figure centrale de ce biopic, Paul Marchand, correspondant à Sarajevo de Radio France, Radio Canada et de la RTBF, se suicide. Or il avait porté le scénario jusqu’à sa perfection actuelle.

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