Un vent de panique qui trahit la fragilité de l’aide juridique

La situation est telle que le président d’Avocats.be a dû faire un appel au calme.
La situation est telle que le président d’Avocats.be a dû faire un appel au calme. - Maxppp

Je ne pense pas faire cette cour d’assises, elle est en BAJ (bureau d’aide juridique) et je vais encore perdre de l’argent. » Cette phrase émane d’un pénaliste habitué des assises, qui hésitait la semaine dernière à accepter une affaire d’assassinat examinée l’an prochain. Plaider aux assises via l’aide juridique, qui couvre les frais de défense des plus démunis, est fort peu rentable : on attribue six « points BAJ » par demi-jour de procès et par client, soit 450 euros brut. Le client étant défendu par un duo d’avocats, ceux-ci doivent se partager le montant, et au-delà de 11 jours de procès, la rémunération est diminuée de moitié, amenant à chacun des conseils 112,50 euros brut la demi-journée. Les audiences peuvent se clore à 21 ou 22h, l’avocat pénaliste ne fait donc plus que ça, et l’aide juridique ne couvre pas les salaires de son secrétariat et son stagiaire, sans compter les dossiers qu’il doit refuser puisqu’il est bloqué.

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