Les racines élémentaires de Pierre Mertens: «Kafka et la catastrophe du Bois du Cazier ont changé ma vie»

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Dès ma jeunesse, J’ai appris très tôt à me débrouiller seul. C’était à la fois très anxiogène, jamais simple mais passionnant.
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« Dès ma jeunesse, J’ai appris très tôt à me débrouiller seul. C’était à la fois très anxiogène, jamais simple mais passionnant. » - Pierre-Yves Thienpont.

Il nous reçoit dans sa caverne d’Ali Baba. Une sorte d’île aux trésors littéraires, tout au sommet d’un nid d’aigle, à Boitsfort, qui domine la forêt de Soignes et les souvenirs de son enfance. Il y vit depuis 1974. Nous entrons. Il s’excuse. Son île est un appartement noyé de livres, de journaux jaunis, de manuscrits, de lettres, de photos, de disques classiques – pas moyen de s’asseoir. On y croise les fantômes de Kafka, Proust, Pasolini, Cortazar, Kundera, Schubert, Bach, Brueghel, sa grand-mère… Plus tard, alors que notre photographe l’invite à le filmer, assis, il insiste pour se saisir de sa canne, qui ne le quitte plus depuis qu’il se meut si difficilement. « Je la veux à mes côtés », dit-il, « elle l’a bien mérité, la pauvre ».

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