Congo: en 20 ans, la Monusco est devenue le bouc émissaire

Désormais, militants de Lucha en tête (un mouvement citoyen, «
Lutte pour le changement
»), les manifestations se multiplient, réclamant le départ de la Monusco.
Désormais, militants de Lucha en tête (un mouvement citoyen, « Lutte pour le changement »), les manifestations se multiplient, réclamant le départ de la Monusco. - AFP.

C’est sur des images de véhicules en flammes, de bases attaquées et détruites par la foule en furie, de manifestants réclamant le départ des Casques bleus que la Monusco a « célébré » ce week-end le 20e anniversaire de son intervention en République démocratique du Congo.

Dans le périmètre que les Congolais appellent désormais le « triangle de la mort » et qui s’étend désormais de Beni, en Ituri, jusqu’à Goma, au Nord-Kivu, l’opinion accuse la Monusco de non-assistance à civils en danger et d’inefficacité, voire de complicités diverses, avec les groupes armés. A l’occasion d’une rapide visite à Beni, samedi, menée sous très haute surveillance, le sous-secrétaire général de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix a défendu la Monusco. Jean-Pierre Lacroix a répété que ses Casques bleus assisteraient l’armée congolaise dans son offensive dirigée contre les groupes rebelles ADF, d’origine ougandaise. Il a aussi demandé à la population « de ne pas se tromper d’ennemi ».

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