Précarité à Bruxelles: voir les invisibles de la ville

Précarité à Bruxelles: voir les invisibles de la ville
R. Milutin.

Il ou elle mais on parierait bien sur il, est couché sur un banc, le visage écrasé sur le siège bleu, regard invisible. Le métro se vide et se remplit devant son corps inerte. Endormi, assoupi, amoindri, endolori, meurtri. De sa vie, on ne connaît rien d’autre que ce paletot, gris comme parfois la ville, ces deux sacs de plastique grand ouverts sur la misère, cette cannette pas encore entamée et ce sandwich déjà croqué. Personne ne s’arrête, quelques-uns feront un arrêt sur l’image qui les poursuivra jusqu’en haut de l’escalator. Vite chassée par ces couvertures qui respirent la dèche et ronflent l’exclusion, au sommet de l’escalier.

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