Sous Al-Sissi, l’Egypte bâillonne les journalistes

Solafa Magdy (notre photo), Hosam el-Sayyad et Mohamed Salah ont été arrêtés au Caire arbitrairement et accusés d’appartenance à un groupe terroriste. D’autres journalistes subissent les foudres du régime.
Solafa Magdy (notre photo), Hosam el-Sayyad et Mohamed Salah ont été arrêtés au Caire arbitrairement et accusés d’appartenance à un groupe terroriste. D’autres journalistes subissent les foudres du régime. - D.R.

Trois journalistes égyptiens – un couple marié et un de leurs amis – croupissent depuis le 28 novembre dernier en prison au Caire. L’accusation est grave : « appartenance à une organisation terroriste ». La mésaventure de Solafa Magdy, Hosam El-Sayyad et Mohamed Salah n’a rien d’exceptionnel dans l’Egypte contemporaine. Comme l’indiquait ce 4 décembre l’ONG Reporters sans frontières (RSF), au moins 22 journalistes ont été jetés en prison ces deux derniers mois, et une grosse quinzaine n’ont pas été libérés. Avec le chef d’inculpation retenu contre le trio précité – Solafa Magdy est également accusée de « diffusion de fausses nouvelles » – il y a gros à parier qu’ils resteront à l’ombre pour longtemps. Le parquet général de la Sûreté de l’Etat a en tout cas requis une détention provisoire de quinze jours pour investigations.

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct