Grand format – Le délit de sale gueule de la reconnaissance faciale

Le fantasme des apôtres de la sécurité publique
: plus on pourra scanner les foules et identifier des suspects, plus la criminalité reculera. Encore faudrait-il que le système soit performant.
Le fantasme des apôtres de la sécurité publique : plus on pourra scanner les foules et identifier des suspects, plus la criminalité reculera. Encore faudrait-il que le système soit performant. - Dominique Duchesnes.

Brad Pitt et Thierry Lhermitte ont un point commun : la prosopagnosie. En clair : ils sont quasiment incapables de reconnaître les visages qui, pour eux, se résument grosso modo à un nez, une bouche et deux yeux, tous plus ou moins placés au même endroit. Un calvaire. Selon les rares études sur le sujet, 2,5 % de la population mondiale en souffriraient. Compenser les déficits de ce superpouvoir, logé dans la région occipito-temporale droite du cerveau, passe souvent par une foule d’acrobaties mentales. Ou, plus prosaïquement, par des trésors d’ingénierie d’organisation de la vie quotidienne. Ce sont alors des carnets entiers qui se transforment en « trombinoscopes », où chaque rencontre se décline en liste de détails anodins censés faciliter l’identification d’une personne.

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