Discriminations: «On ne peut parler de racisme sans parler des blancs»

A la veille du match entre l’AS Roma et l’Inter Milan, le journal italien Corriere dello Sport est au cœur d’une polémique avec cette « une ».
A la veille du match entre l’AS Roma et l’Inter Milan, le journal italien Corriere dello Sport est au cœur d’une polémique avec cette « une ». - DR.

C’est quoi, être blanc ou être blanche, en Belgique, en 2019 ? Voilà très certainement une question qu’on ne se pose jamais, a fortiori si l’on est effectivement blanc ou blanche. Et pourtant, c’est la « blanchité » que l’association antiraciste BePax a choisi d’explorer dans sa dernière étude, publiée cette semaine et intitulée « Être blanc.he : le confort de l’ignorance ». « Quand on parle de racisme aujourd’hui, une partie de la population n’est pas nommée, comme si elle n’était pas concernée, explique Nicolas Rousseau, chargé de projet chez BePax, auteur de la publication. Pourtant on ne peut envisager un rapport de domination sans étudier aussi le groupe dominant. Quand on parle de sexisme, il est évident qu’on doit également parler des hommes, de la façon dont les masculinités impactent la socialisation. » C’est la même démarche lorsqu’on étudie la « blanchité ».

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