Médicaments: vers le droit de substitution pour le pharmacien?

Sur le terrain, un cas de pénurie, les pharmaciens substituent régulièrement un médicament à un autre. Ils demandent cependant que la pratique soit encadrée légalement. © Photo News.
Sur le terrain, un cas de pénurie, les pharmaciens substituent régulièrement un médicament à un autre. Ils demandent cependant que la pratique soit encadrée légalement. © Photo News.

Indisponible… Dix fois, cent fois par jour, un pharmacien voit apparaître sur son écran ce message laconique le prévenant de la pénurie de tel ou tel médicament prescrit par un médecin. Ou bien c’est le dosage qui pose problème (la pilule X à 20 mg est disponible alors que l’ordonnance impose 30 mg), ou bien c’est le conditionnement (la prescription parle de 28 doses alors que le stock s’organise autour de boîtes de 56).

Dans cette situation, le pharmacien peut, soit renvoyer le patient chez son médecin, soit joindre le médecin par téléphone pour qu’il modifie la prescription, soit prendre la responsabilité de remplacer le médicament prescrit par un autre. Alain Chaspierre, président de l’Association pharmaceutique belge (APB), commente : « Aujourd’hui, la substitution est pratiquée couramment sur le terrain vu l’ampleur des pénuries et il est impossible pour un pharmacien de toujours joindre le prescripteur. »

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