«Ersatz»: le banal du quotidien transformé en sculpture

Un espace vide que l’œil du photographe transforme en sculpture.
Un espace vide que l’œil du photographe transforme en sculpture. - Henri Doyen

Fraîchement diplômé de La Cambre, Henri Doyen a développé durant plusieurs années un travail sur le monde de la nuit. Une expérience qui l’a mené à son travail actuel pour lequel il ne photographie que des espaces vides et les matériaux qui s’y trouvent. « Le travail sur le monde de la nuit m’a énormément épuisé physiquement mais aussi mentalement, explique-t-il. J’avais un réel besoin de maîtriser ma photographie et ne plus dépendre de sujets et leurs actions. Un jour, je faisais des photos pour la préparation d’une pièce de théâtre qui se jouait dans un club de Bruxelles. Par hasard, nous nous sommes retrouvés dans une salle arrière en travaux et j’ai passé des heures à photographier ce chantier surréaliste à mes yeux. Quand je suis rentré chez moi, j’ai regardé les photos et j’ai remarqué que tous ces objets me faisaient penser à des sculptures et installations qu’on pouvait très bien retrouver dans les musées d’art contemporain. J’ai alors passé le reste de l’année à travailler sur cette notion. La photographie a ce pouvoir de donner un statut aux choses.

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