Saint-Pierre, en Martinique, la ville sous le volcan

Fondé en 1933 par Frank A. Perret, scientifique et philanthrope américain, le musée volcanologique de Saint-Pierre avait été rénové en 1969 et 1988. En 2004, il obtient l’appelation Musée de France. Suite à sa rénovation complète par la Fondation Clément à partir de décembre 2018, il a été rebaptisé «
Mémorial de la catastrophe de 1902
». La réhabilitation du lieu par l’architecte Olivier Compère lui donne un aspect résolument contemporain, avec une façade en bois brûlé faisant écho à la catastrophe et une esplanade désormais dégagée avec vue sur la mer des Caraïbes et, en contrebas, les ruines des maisons dévastées lors de l’éruption.
Fondé en 1933 par Frank A. Perret, scientifique et philanthrope américain, le musée volcanologique de Saint-Pierre avait été rénové en 1969 et 1988. En 2004, il obtient l’appelation Musée de France. Suite à sa rénovation complète par la Fondation Clément à partir de décembre 2018, il a été rebaptisé « Mémorial de la catastrophe de 1902 ». La réhabilitation du lieu par l’architecte Olivier Compère lui donne un aspect résolument contemporain, avec une façade en bois brûlé faisant écho à la catastrophe et une esplanade désormais dégagée avec vue sur la mer des Caraïbes et, en contrebas, les ruines des maisons dévastées lors de l’éruption. - D.R.

Vue de l’esplanade, juste après une averse aussi courte que violente, la mer des Caraïbes brille à nouveau sous le soleil. Les nuages s’éloignent mais continuent à s’accrocher au sommet de la montagne Pelée que nous n’apercevrons jamais. C’est pourtant elle qui nous amène ici pour visiter la petite ville de Saint-Pierre et son Mémorial de la catastrophe.

Le 8 mai 1902, l’éruption du volcan de la montagne Pelée détruit la quasi-totalité de la ville et cause la mort d’environ 25.000 personnes. On estime que 150.000 personnes vivaient alors à la Martinique. C’est donc près d’un cinquième de la population qui est décimé. Saint-Pierre ne s’en est jamais vraiment relevé. Aujourd’hui, 4.000 personnes à peine y vivent alors que la ville fut, jusqu’à la catastrophe, la principale concurrente de Fort-de-France.

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