USA-Iran: pas un grand crime, mais une grande faute

Une marée humaine a rendu un véritable hommage national au général Qassem Soleimani dans plusieurs villes iraniennes.
Une marée humaine a rendu un véritable hommage national au général Qassem Soleimani dans plusieurs villes iraniennes. - Reuters.

C’est presque un cas d’école. Le régime iranien des mollahs traversait la pire crise qu’il ait connue.

Il était contesté sur tous les fronts intérieurs et extérieurs. Une vaste révolte sociale en Iran même. Des manifestations de masse en Irak en partie dirigées contre l’emprise iranienne sur le pays. Et un début d’émancipation de la communauté chiite libanaise par rapport au Hezbollah pro-iranien.

Que pouvait souhaiter le pouvoir de Téhéran pour s’en sortir ? Ce qu’il pouvait souhaiter, Donald Trump l’a fait : lui permettre de transformer ses redoutables affaissements en un rebond exacerbé de nationalisme ethnico-religieux.

Pas de scandale moral

Comment ? En liquidant l’homme (en même temps que certains de ses proches) qui incarnait pour des millions de chiites l’honneur sinon la gloire de leur communauté.

Acte de terrorisme international patent mais qui ne constitue pas, a priori, un scandale moral : le général Qassem Soleimani coordonnait, en effet, en Irak, en Syrie, au Liban, une guerre anti-occidentale larvée qui avait fait des centaines de victimes américaines. Il faisait tuer. Il a été tué. Liquidation contre liquidation.

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