Le régime iranien tire profit de l’émotion après l’assassinat de Soleimani

Une foule immense, compacte était massée dans les rues de Téhéran, lundi, pour dire adieu à son «
héros
», Qassem Soleimani, tué dans une frappe de drone américaine.
Une foule immense, compacte était massée dans les rues de Téhéran, lundi, pour dire adieu à son « héros », Qassem Soleimani, tué dans une frappe de drone américaine. - Photo News.

A voir les foules innombrables massées dans les trois villes successives par où est passé le cortège funèbre de Qassem Soleimani et ses proches assassinés par les Etats-Unis le 3 janvier, on ne peut manquer de se montrer impressionné. Que cela soit à Ahvaz, Machhad ou Téhéran, les images saisies par aéronef ces dimanche et lundi exhibent des marées humaines comme rarement dans l’Histoire contemporaine. Il s’agit de millions de personnes. Il faut sans doute remonter au 1er février 1979, lors du retour d’exil de l’ayatollah Khomeiny, ou à sa mort dix ans plus tard, pour trouver en Iran des mobilisations populaires d’une ampleur semblable. Est-ce à dire que le régime, bien qu’il eût été frappé de plein fouet par le missile qui a tué Soleimani, trouve dans son martyre un regain de popularité inattendu et même inespéré ?

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