Jusqu’où pousser l’art du compromis en politique?

Pedro Sanchez a obtenu l’abstention du parti séparatiste catalan ERC aux Cortes en échange de la promesse d’ouverture de négociations sur l’avenir de la Catalogne. Un revirement qui passe mal chez certains.
Pedro Sanchez a obtenu l’abstention du parti séparatiste catalan ERC aux Cortes en échange de la promesse d’ouverture de négociations sur l’avenir de la Catalogne. Un revirement qui passe mal chez certains. - Reuters.

Le socialiste espagnol Pedro Sanchez a été reconduit au pouvoir de justesse par les députés, mardi, après huit mois de paralysie politique. En coalition avec Podemos, il avait besoin de l’abstention du parti séparatiste catalan ERC aux Cortes. Il l’a obtenue, en échange de la promesse d’ouverture de négociations sur l’avenir de la Catalogne.

Dans un pays comme l’Espagne, qui ne se signale pas par une grande expérience des gouvernements de coalition – il s’agit du premier depuis la fin de la dictature franquiste en 1975 –, ni par son sens de l’ouverture envers les mouvements sécessionnistes, les manœuvres de Pedro Sanchez passent mal dans une partie de la classe politique et de l’opinion. À l’été 2018 déjà, ses revirements vis-à-vis de Podemos avaient été stigmatisés.

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