«Un tramway nommé Désir» sur des rails plus féminins

Sexualité à la marge, angoisse de la vieillesse, lutte des classes, peur de l’étranger
: Salvatore Calcagno n’élude aucun des sujets de cette œuvre luxuriante.
Sexualité à la marge, angoisse de la vieillesse, lutte des classes, peur de l’étranger : Salvatore Calcagno n’élude aucun des sujets de cette œuvre luxuriante. - Antoine Neufmars.

Ceux qui iront voir Un tramway nommé Désir , encore imprégnés du halo viril de Marlon Brando, la rétine durablement incrustée par les muscles saillants sous son singlet imbibé de mâle sueur, risquent d’être légèrement déboussolés par la mise en scène de Salvatore Calcagno. Amateur de troublants portraits féminins – on se souvient de sa très charnelle Vecchia Vacca – l’artiste belge transpose la pièce de Tennessee Williams dans une version sensuelle qui s’éloigne du film culte d’Elia Kazan pour revenir aux sources du théâtre et faire la part belle aux femmes, en sublimant le duo de sœurs formé par Blanche et Stella.

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