Le Brexit vu par le correspondant du «Soir» à Londres: «Que l’amour revienne»

Contre toute attente, Boris Johnson, clown rigolard et eurosceptique rabique, a accompli sa tâche énorme.
Contre toute attente, Boris Johnson, clown rigolard et eurosceptique rabique, a accompli sa tâche énorme. - Reuters

Le journaliste David Dimbleby est une icône du style british: élégant, pondéré, un rien raide avec cette manière de parler en coin et l’obligatoire réserve des soirées électorales de la BBC. Mais à quatre heures quarante du matin en ce vendredi 24 juin 2016, même le flegme légendaire du présentateur star de la chaîne publique avait craqué un brin en annonçant: « Le peuple a parlé. Nous quittons l’Union européenne ».

Le ciel m’était tombé sur la tête. J’étais K.O. L’effarement se mêlait à l’incompréhension et à la colère. J’étais un « Remainer » convaincu et fier de l’être. Avec le référendum, je pensais que le problème de l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, qui n’avait cessé d’empoisonner la vie politique depuis l’adhésion en 1973, allait être réglé une fois pour toutes. De surcroit, dans ma tour d’ivoire londonienne, je ne connaissais pas un seul « Brexiter ». Mon entourage avait voté pour rester dans l’UE comme un seul homme.

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