Rail: la Grande-Bretagne nationalise quand l’Europe libéralise…

En renationalisant les lignes exploitées par Northern, le gouvernement britannique veut restaurer une fiabilité sur un réseau très fréquenté du nord de l’Angleterre, reliant des grandes villes comme Manchester, Leeds, Liverpool et Newcastle. © Reuters
En renationalisant les lignes exploitées par Northern, le gouvernement britannique veut restaurer une fiabilité sur un réseau très fréquenté du nord de l’Angleterre, reliant des grandes villes comme Manchester, Leeds, Liverpool et Newcastle. © Reuters

Il n’y a pas que le Brexit dans la vie du gouvernement britannique. Cette semaine, il a aussi décidé la renationalisation, dès le 1er mars, des lignes ferroviaires dans le nord de l’Angleterre qui étaient opérées par Northern, une filiale d’Arriva, elle-même filiale de Deutsche Bahn. C’est la deuxième renationalisation en peu de temps, après avoir récupéré les lignes de l’est, en 2018, en ne renouvelant par le contrat d’exploitation qui s’achevait avec Virgin Trains East Coast. Remettre le rail en l’État, dans tous les sens et écriture du terme, c’est une des promesses que les deux camps politiques du pays s’étaient engagés à mettre en œuvre pendant les campagnes électorales. À l’aube de la libéralisation totale du rail européen, imposée pour 2023 et sur laquelle le gouvernement belge (démissionnaire et en affaires courantes depuis décembre 2018, faut-il le rappeler) n’a toujours pas pris position, l’histoire récente du rail britannique peut s’avérer instructive.

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