Liège dévoile ses secrets floraux

Les deux commissaires devant les coco-fesses et les noix du Brésil ramenées par le professeur Augustus Gravis.
Les deux commissaires devant les coco-fesses et les noix du Brésil ramenées par le professeur Augustus Gravis. - J.-P. D.V.

C’est une tendre fleur qui n’accomplit l’œuvre de l’hymen qu’à son corps défendant, et qui demande le secours de l’homme si celui des insectes ou des oiseaux-mouches qui, sans doute dans le pays natal de la plante remplissent ce rôle de messagers d’amour, lui est refusé ! »

Charles Morren n’a pas été prophète en son pays. Le Liégeois se vit même interdire de mener à bien ses recherches. C’est pourtant lui qui est aujourd’hui reconnu comme étant la première personne à avoir réalisé la fécondation artificielle des fleurs de vanille. Il lui aura fallu un an, entre le 16 février 1936 et le 16 février 1937 pour que le premier fruit tombe dans les serres du Jardin botanique de Liège. C’est ce qui lui a valu l’honneur d’être reçu par le pape, comme en atteste une lettre du cardinal Lamborghini du 19 octobre 1841 qui l’invite à se présenter au Saint-Père le « vendredi 22 à 7 h le soir en son palais du Vatican ».

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