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«Des tarifs trois fois moins chers»

Les bas coûts du travail pénitentiaire ne sont pas sans conséquence sur d’autres secteurs, comme celui des entreprises de travail adapté (ETA), qui a longtemps souffert de la concurrence déloyale que représentait à ses yeux la main-d’œuvre carcérale. Comme les prisons, les ETA sont spécialisées dans l’offre de main-d’œuvre peu qualifiée, avec pour objectif d’insérer sur le marché de l’emploi des personnes en difficulté (dans leur cas, des personnes handicapées). En revanche, les ETA fonctionnent comme des entreprises privées et rémunèrent leurs employés selon les barèmes en vigueur dans chaque secteur, leurs coûts sont donc plus élevés.

« Il y a une dizaine d’années, la situation était très compliquée entre les ETA et les prisons : ces dernières pratiquaient des prix très bas et plusieurs de nos clients, lorsqu’ils s’en rendaient compte, nous quittaient pour aller vers elles », se souvient Stéphane Emmanuelidis, président de la fédération wallonne des ETA (Eweta).

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