Soudan: en patrouille avec les comités de résistance, ciment de la transition démocratique

Dans le quartier résidentiel d’Amarat, après la diffusion de la comédie «
Akasha
» - censurée sous l’ancien régime -, l’équipe du film et les spectateurs entament des chants révolutionnaires.
Dans le quartier résidentiel d’Amarat, après la diffusion de la comédie « Akasha » - censurée sous l’ancien régime -, l’équipe du film et les spectateurs entament des chants révolutionnaires. - Martin Roux.

N’en venez surtout pas aux mains. Si quelqu’un cause des problèmes, vous l’amenez au poste, », avertit le commandant de police du commissariat d’Amarat, un quartier résidentiel de Khartoum, la capitale soudanaise. Il est minuit, la patrouille citoyenne peut débuter. Une vingtaine de jeunes hommes montent à l’arrière de pick-ups, pour être ensuite répartis par secteurs. « Nous avons proposé ces rondes car, depuis la révolution, certains officiers font preuve de négligence, » explique Shaheen al Sherif, coordinateur du comité de résistance d’Amarat. À la manœuvre lors des manifestations clandestines contre la dictature d’Omar el-Béchir, déchu le 11 avril dernier, ces collectifs citoyens sont désormais des relais locaux pour le gouvernement civil formé en septembre.

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