«Ma quarantaine à Pékin, où le temps s’est arrêté»

Un garde de sécurité tient un thermomètre dans un centre commercial de Pékin.
Un garde de sécurité tient un thermomètre dans un centre commercial de Pékin. - Photo News

Avec ce manteau de neige, tout semble encore plus assourdi et suspendu. Par la fenêtre de mon appartement du dix-neuvième étage, je regarde en bas où presque tout est immobile. Deux silhouettes noires, une femme âgée et une enfant, qui jouent dans le square. Une auto qui passe lentement sur la route, quelques piétons. Ce n’est pas la première fois que je vois Pékin déserte. Chaque année, à l’occasion du Nouvel An chinois, travailleurs et étudiants rentrent dans leur village d’origine. La métropole de 20 millions d’habitants se vide, se muant en décor parfait de film post-apocalyptique. Mais cette fois, c’est différent. Les célébrations devraient être finies, les bureaux et centres commerciaux du quartier devraient recommencer à grouiller de gens, les huit voies du périphérique étouffer de circulation et hurler de klaxons. Au contraire, le virus a poussé le gouvernement à prolonger les congés, à reporter les retours pour ralentir l’épidémie. Le coronavirus a arrêté le temps.

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