L’Agneau victime de tous les péchés du monde

Les panneaux extérieurs du retable de la cathédrale Saint-Bavon ont retrouvé leurs couleurs d’origine attirant tous les regards.
Les panneaux extérieurs du retable de la cathédrale Saint-Bavon ont retrouvé leurs couleurs d’origine attirant tous les regards. - Dominique Duchesnes.

Derrière l’illusion parfaite de la réalité, L’ Agneau mystique de la cathédrale de Gand dégage depuis six siècles une lumière spirituelle qui invite au rapport avec l’au-delà, comme si l’œuvre était de création divine. Ses commanditaires, agenouillés en prière sur les volets extérieurs du retable, étaient de pieux bourgeois vieux et laids. Ses artistes, Hubert et Jan van Eyck, ont tout anticipé de la Renaissance mais les historiens ne savent rien de leur vie. Leur prouesse a fasciné tous les grands d’Europe, de Charles Quint à Philippe II, de Joseph II à Napoléon, Wellington ou Louis XVIII, du roi de Prusse Wilhelm III à Guillaume II de Hollande, de Himmler à Hitler… tous ont cherché à s’approprier le mythe de cet « Agneau qui enlève les péchés du monde ».

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