En Syrie, les civils d’Idlib se pressent aux portes, closes, de la Turquie

A quelques kilomètres d’Idlib, des civils chargent leurs biens pour fuir après des semaines de combats.
A quelques kilomètres d’Idlib, des civils chargent leurs biens pour fuir après des semaines de combats. - AFP.

Les deux mots accolés « catastrophe humanitaire » seraient-ils galvaudés ? Au Yémen, en Libye, on les entend souvent dans la bouche des responsables des Nations unies et des ONG spécialisées ; en Syrie, cette fois, c’est dans la région d’Idlib, dans le nord-ouest du pays, que se développe une crise majeure qui implique des centaines de milliers de civils, sinon plus. Une situation qui, comme parfois ailleurs, peine à alerter la communauté internationale. La complexité de la donne, le nombre important de parties en cause, la présence de « djihadistes » et le sentiment d’impuissance expliquent sans doute ce désintérêt. Pourtant, le déplacement de quelque 600.000 civils – dont une moitié d’enfants – fuyant les bombardements russes qui appuient l’offensive du régime contre cette province rebelle soulève les plus graves inquiétudes.

Vous désirez lire la suite ?
7,5€/mois pendant 6 mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct