Le «sauvetage de Fortis», une affaire qui rapporte

C’est en 2008 que BNP Paribas est devenue propriétaire de 75
% du capital de Fortis Banque, rebaptisée BNP Paribas Fortis.
C’est en 2008 que BNP Paribas est devenue propriétaire de 75 % du capital de Fortis Banque, rebaptisée BNP Paribas Fortis. - Dominique Rodenbach.

Le groupe bancaire français BNP Paribas se porte bien. La maison-mère de BNPP Fortis a réalisé, au terme de l’exercice 2019, un bénéfice net de 8,17 milliards d’euros. L’Etat belge, qui détient 7,7 % du capital, en aura sa part : un dividende de près de 300 millions, un montant comparable à ce que la participation avait rapporté l’an dernier. Une bonne affaire, dirait-on – surtout quand on sait que le déficit public se creuse.

Mais une hirondelle ne fait pas le printemps. Si la Belgique est devenue actionnaire du groupe français, c’est à la… défaveur du « sauvetage » de Fortis à l’automne 2008. Et ce n’est pas parce que BNP Paribas verse un dividende bienvenu que l’opération est nécessairement profitable pour l’Etat et donc pour les contribuables belges.

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