Libérer la parole, oui, mais il faut aussi libérer l’écoute

Didier Gailhaguet a démissionné de la présidence de la Fédération française de sports de glace.
Didier Gailhaguet a démissionné de la présidence de la Fédération française de sports de glace. - Reuters.

Ce week-end, le président de la Fédération française de sports de glace a démissionné suite aux accusations de viols sur mineure émises par une ex-championne de patinage artistique. Didier Gailhaguet ne s’est pas retiré parce qu’il a commis ces faits répréhensibles, mais parce qu’il n’a rien vu, entendu ou sanctionné durant des années. Cette démission était exigée par les principaux concernés, leurs parents, mais aussi par la ministre française des Sports. Parce qu’aujourd’hui si la libération de la parole est impressionnante par son ampleur mondiale et la propagation qu’elle suscite entre les femmes qui osent, 20 ans ou 30 ans après, dire publiquement ce que des hommes leur ont fait subir, cela ne suffit pas pour arrêter le phénomène. Il faut, pour que ces victimes soient entendues, qu’on les écoute.

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