Hong Kong: Face au coronavirus, les contestataires se découvrent une face chauvine

Dans la cité portuaire, tous les habitants portent des masques chirurgicaux.
Dans la cité portuaire, tous les habitants portent des masques chirurgicaux. - EPA.

Le 31 janvier, un petit groupe de manifestants vêtus tout de noir s’est rassemblée devant la station de métro Prince Edward, au coeur de Hong Kong, pour commémorer une attaque commise contre des protestataires par les forces de l’ordre cinq mois plus tôt. Les slogans – « Cinq demandes, pas une de moins » et « Ajoute de l’huile ! » – n’avaient pas changé. Mais rien d’autre n’était pareil. Tout le monde portait des masques chirurgicaux. Personne n’osait se toucher. Et la foule était bien moins dense que d’habitude.

Le coronavirus était passé par là. Depuis l’apparition de ce nouveau pathogène, Hong Kong est saisie d’un vent de panique. De longues queues se forment chaque matin devant les pharmacies pour tenter d’obtenir des masques chirurgicaux et du désinfectant. Les rayons des supermarchés ont été vidés. Et les rues normalement noires de monde sont désertes. Quant au mouvement de contestation qui agite la cité portuaire depuis plus de huit mois, il subit un brutal coup d’arrêt.

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