A Binche, dans l’antre d’un louageur de père en fils

Chez Karl Kersten, les chapeaux n’attendent plus que les gilles.
Chez Karl Kersten, les chapeaux n’attendent plus que les gilles. - HATIM KAGHAT.

Reportage

Carnaval, ma petite entreprise. Karl Kersten jongle avec les plumes, le téléphone, les agendas, les clochettes et les plumes blanches. C’est l’effervescence d’avant la fête dans son atelier de la rue de la Déportation à Binche. Né dans le quartier, le maître des lieux est « louageur » de costumes de gille, de la tête (le chapeau) presque jusqu’aux pieds. Pour les sabots, il faudra se rendre chez le sabotier du cru, logiquement. Ici, ne dites pas « loueur », ça l’agace, Karl. A Binche et dans le Centre, on dit louageur, et ce n’est pas d’aujourd’hui.

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