La conférence de Munich a acté le déclin de la puissance stratégique de l’Occident

«
Nous avons besoin d’une stratégie européenne qui nous fasse revivre comme une puissance politique stratégique
», a déclaré Emmanuel Macron à Munich.
« Nous avons besoin d’une stratégie européenne qui nous fasse revivre comme une puissance politique stratégique », a déclaré Emmanuel Macron à Munich. - Reuters

On se répand en récriminations, on panse ses plaies, ou bien on prend un nouveau départ ? Cette année, la conférence de Munich sur la sécurité était tout entière consacrée à l’affaiblissement de l’Occident et de l’ordre multilatéral mondial qu’il avait établi. « Le dés-ordre mondial, c’était hier », annonce le ministre fédéral des Affaires étrangères allemand. Depuis, on a fait du chemin. Mais la coopération internationale se trouve « dans une récession sans pareille », poursuit Heiko Maas, entonnant à l’instar de tant d’autres le chant du cygne de l’Occident.

Les causes sont multiples, mais le président de la République fédérale d’Allemagne rend en partie responsable de la crise du système global l’un de ceux qui l’avaient jadis porté sur les fonts baptismaux. « Notre allié le plus proche, les Etats-Unis d’Amérique, refuse, sous l’administration actuelle, l’idée même d’une communauté internationale », regrette Frank-Walter Steinmeier.

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