Migrants et Médusa: le poids des mots

Les documents internes de la police fédérale retiennent le nom de « Médusa Frontière » pour l’opération de sécurisation de la côte.
Les documents internes de la police fédérale retiennent le nom de « Médusa Frontière » pour l’opération de sécurisation de la côte. - Epa

Les préoccupations humanitaires mises en avant par le Premier ministre Charles Michel (MR) et son ministre de l’Intérieur Jan Jambon (NV-A) pour justifier de la fermeture de la frontière avec la France à la côte sont en contradiction apparente avec le nom choisi par la police fédérale pour son opération de contrôle massif des migrants dont l’arrivée au littoral belge est redoutée par la fermeture de la partie Sud de la « Jungle » de Calais. Opération « Médusa Frontière » : c’est sous cette dénomination que s’agence le déploiement massif des policiers fédéraux et locaux à la frontière française dans la région de la Panne, comme il ressort d’un document interne transmis vendredi aux syndicats policiers qui leur soumet les termes d’une demande de dérogation ministérielle aux normes de prestation de travail (10 heures consécutives).

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