Mondo Cane fascine, amuse et inquiète

Un monde figé dont les habitants reproduisent constamment les mêmes gestes venus du passé. © Philippe De Gobert.
Un monde figé dont les habitants reproduisent constamment les mêmes gestes venus du passé. © Philippe De Gobert.

Auréolée d’une mention spéciale du jury à la Biennale de Venise, la vaste installation Mondo Cane de Jos de Gruyter et Harald Thys s’installe à Bruxelles au cœur du palais des beaux-arts. Contrairement à Venise où les personnages principaux se trouvaient enfermés derrière de hautes grilles blanches, le visiteur est cette fois invité à franchir l’unique grille et à s’aventurer dans cette sorte d’hôpital psychiatrique intemporel. Rémouleur, tricoteuse, pizzaïolo, peintre, fileuse de laine, joueur d’orgue sont au rendez-vous avec leurs airs pas vraiment frais et leurs gestes automatisés. Une sorte d’image défraîchie d’un passé idéalisé dont il ne reste qu’un succédané sentant la naphtaline et le renfermé.

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