Alost, où le permis de rire rivalise avec la banalisation

Alost, où le permis de rire rivalise avec la banalisation
belga

Alost a donc fait de la résistance, les carnavaliers et beaucoup d’Alostois revendiquant le « droit de rire de tout » après s’être placée sous la loupe mondiale en raison des caricatures antisémites admises lors de son carnaval de 2019. Ce dimanche, le trait a encore été forcé. Les personnages contestés de l’an dernier ont été réinjectés dans d’autres scénarisations. La figure séculaire du Juif avare, spéculateur, manipulateur, a encore été amplifiée en raison de la mise en cause universelle de ce sens de l’humour alostois douteux.

Il ne faut pas douter de la bonne foi de l’immense majorité des Alostois et des sociétés carnavalesques assurant leur droit à la rigolade. Il y a pourtant ceux qui avaient mis en scène des Juifs hassidiques aux nez crochus en 2019, délaissant à des compères leurs figurines contestées et remises en scène devant une presse mondiale regardant avec effroi cet étalement nauséeux couvert par l’excuse de l’humour.

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