«Narcos»: règne et limites de l’antihéros

Miguel Angel Felix Gallardo, le baron de la drogue mexicain, dans la série «
Narcos
: Mexico
».
Miguel Angel Felix Gallardo, le baron de la drogue mexicain, dans la série « Narcos : Mexico ».

L’âge d’or des séries s’est bâti sur la figure de l'antihéros. De Tony Soprano (The Sopranos) à Walter White (Breaking Bad), les personnages principaux de nos séries préférées ont les mêmes contours : attirés par le côté obscur de la vie, ils s’éloignent à grande vitesse des modèles de vertu qu’étaient les héros parfaits d’antan. Et c’est justement ce qui les rend fascinants, voire même attachants.

Les raisons historiques du règne de l'antihéros sur petit écran sont purement pragmatiques. Les chaînes câblées comme HBO, mère de la série télé moderne, n’avaient pas à suivre la charte parentale comme les chaînes linéraires classiques. Elles avaient donc toute liberté en matière de sexe, de violence et de morale défaillante. En ont résulté des personnages plus sombres et des histoires plus complexes. Et donc plus riches et intéressantes. La série entrait dans l’âge adulte.

Vous désirez lire la suite ?
7,5€/mois pendant 6 mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct