Migrants: la Turquie met l’unité des Européens à l’épreuve

Des migrants tentent de passer en Grèce, près de la ville-frontière turque d’Edirne. Dimanche matin, 13.000 migrants étaient recensés le long de la frontière gréco-turque. © Reuters.
Des migrants tentent de passer en Grèce, près de la ville-frontière turque d’Edirne. Dimanche matin, 13.000 migrants étaient recensés le long de la frontière gréco-turque. © Reuters.

Si les Européens espéraient probablement que les menaces turques de rouvrir les portes de l’Europe aux migrants n’étaient qu’un nouveau coup de bluff, les événements du week-end leur auront prouvé le contraire. Dimanche matin, l’Organisation internationale des migrations (OIM) dénombrait 13.000 migrants le long de la frontière gréco-turque.

Pourtant, dimanche, la Commission européenne s’en tenait strictement à ce qu’elle avait déjà dit vendredi : elle s’attend à ce qu’Ankara respecte ses engagements de 2016. En vertu du pacte migratoire conclu il y a quatre ans avec la Turquie, une simple déclaration mutuelle d’intention, les Turcs s’étaient engagés à retenir les migrants sur leur sol et même à reprendre ceux qui passeraient illégalement vers la Grèce, en échange notamment d’une aide financière de l’UE de six milliards d’euros (3,2 milliards ont été déboursés).

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