Trois figures féminines à la pointe du mouvement de contestation

Zahraa Raid al Mayahi

Se fier à son air ingénu serait une erreur. Derrière son sourire timide et son pull détonant, cette étudiante en médecine de 21 ans se rend place Tahrir depuis le 27 octobre, malgré les mises en garde de son père. « Je ne savais pas à quel point j’étais forte jusqu’à cette révolution ! Je n’ai pas peur de mourir, au moins ce sera pour une cause qui a de la valeur à mes yeux et dans un pays que j’aime », avance celle qui se voit endocrinologue et officiant à la Cité médicale de Bagdad. « Avant, poursuit Zahraa, on allait au restaurant, dans les cafés, les malls ; maintenant, on ne fait qu’aller à Tahrir, c’est le nouvel espace public ! ». Si elle ignore la tournure que prendra le mouvement, Zahraa reste convaincue que « tant qu’il y aura une personne à Tahrir, j’irai, nous sommes désormais une famille ».

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