A cent ans, l’oeuvre de Boris Vian vit toujours

«
Il était d’une beauté romantique
», disait de lui son amie Juliette Gréco, «
due à la pâleur extrême de son teint et à son air rêveur. Tout cela cachait aussi une terrible inquiétude.
»
« Il était d’une beauté romantique », disait de lui son amie Juliette Gréco, « due à la pâleur extrême de son teint et à son air rêveur. Tout cela cachait aussi une terrible inquiétude. »

Quelle drôle de vie que celle, impatiente, chaotique, fulgurante, que vécut Boris Vian, dont on célèbre ce mardi le centenaire de la naissance ! Une vie qui commença pourtant dans l’aisance et l’harmonie d’une famille bourgeoise. Enfance heureuse, à Ville-d’Avray. Tout va bien jusqu’en 1929. Son père, rentier, perd alors, au cœur de la crise financière, l’essentiel de sa richesse. A douze ans, Boris apprend qu’il est touché par une maladie rare, grave, mortelle. Dès cet instant, c’est comme si le compte à rebours était lancé. En attendant la mort, qui viendrait beaucoup trop tôt, il faudrait se dépêcher de vivre.

A quatorze ans, Boris découvre la trompette. Se prend peu à peu de passion pour le jazz. Et dévore bientôt, alors que la guerre approche, la culture américaine, de Duke Ellington aux écrivains de roman noir. C’est un zazou avant l’heure. Un drôle de zèbre, iconoclaste, insouciant, un peu barré. Plus fantaisiste que militant.

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