Beethoven 250: le quatuor à cordes, le révélateur des pensées ultimes

Pour le Cuarteto Casals, s’attaquer aux quatuors de Beethoven dans leur intégralité est un très long processus.
Pour le Cuarteto Casals, s’attaquer aux quatuors de Beethoven dans leur intégralité est un très long processus. - Marc Campa.

Le quatuor est réputé être le refuge de l’intimité des compositeurs. La rigueur et la concision de la forme, sa dimension polyphonique propre à développer une conversation entre partenaires réservent le genre aux confidences les plus extrêmes, aux introspections les plus vertigineuses. Mais rarement à un niveau comparable à celui de Beethoven. Le compositeur reviendra aux quatuors aux moments clés de sa vie, ceux où il maîtrise parfaitement le classicisme, ses premiers élans romantiques et le temps des réflexions visionnaires. Paradoxalement, leur composition ne s’étale pas sur l’ensemble de ses années de composition mais se concentre, à l’exception des deux œuvres d’entre deux (les Harpes en 1810 et le serioso en 1811), sur trois périodes charnières : autour de 1801 (les 6 quatuors de l’op.18), 1806 (les 3 Razumovsky), et les 5 derniers (1824/6). Avec l’op.18, il rend hommage à son dédicataire Haydn, affiche sa parfaite assimilation de l’héritage classique tout en commençant à le mettre en cause.

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