Lettre d’Europe: Il aurait fallu des décisions communes contre le coronavirus... mais il n’y en a pas eu

Les rues de Milan, quasiment désertes ce week-end
: l’Italie s’est sentie bien seule face aux assauts du coronavirus.
Les rues de Milan, quasiment désertes ce week-end : l’Italie s’est sentie bien seule face aux assauts du coronavirus. - Reuters.

es masques, des gants en caoutchouc, des lunettes en plastique, voilà les premières choses que l’Italie a réclamées à l’Europe : le pays a demandé de l’aide pour construire la barrière la plus simple qui soit contre le coronavirus. Mais son appel est resté sans réponse. La France et l’Allemagne ont fermé leurs frontières à ces produits, en interdisant ainsi l’exportation, et nous ont envoyé un signal inquiétant : aucun soutien concret, même pas minime, ne serait arrivé de Bruxelles. Certes, le gouvernement italien a pu enfreindre les limites auxquelles est soumise la dette publique et ainsi soutenir l’économie dévastée par l’épidémie. Certes, Ursula von der Leyen a déclaré : « Nous sommes tous Italiens. » Mais ces initiatives semblent à des années-lumière de la tranchée où l’on se bat pour la survie d’un pays.

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