Les marchands de journaux ouvrent, les libraires ferment

Marc Filipson (Filigranes. «
C’est une question de civisme. Une question de responsabilit ((é.
»
Marc Filipson (Filigranes. « C’est une question de civisme. Une question de responsabilit ((é. »

Pendant le discours de la Première ministre Sophie Wilmès, mardi soir, quelques cœurs de libraires se sont emballés. Parmi les commerces qui pouvaient rester ouverts, elle avait en effet cité les « librairies ». Ouf, on pourra donc continuer à accueillir nos clients. Et, deuxième réaction, chouette, le livre est considéré comme un matériel de première nécessité.

Cet enthousiasme a très rapidement faibli. Le texte néerlandais de ce discours stipulait bien qu’il s’agit de « krantenhandel », de marchand de journaux. Le Moniteur de ce mercredi l’a confirmé. Le terme « librairie », en français, est ambigu. Du coup, les libraires qui vendent des livres ont fermé. Et pas nécessairement la rage au cœur. Certains ont déjà clos leurs portes mercredi matin. Et tous les autres l’ont fait à midi. Même Filigranes, à Bruxelles, la plus grosse librairie du pays, qui pourtant vend de la presse.

Vous désirez lire la suite ?
7,5€/mois pendant 6 mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct