Quoi qu’il en coûte! Un seul mot d’ordre: mettre le paquet pour lutter contre le coronavirus

Quoi qu’il en coûte! Un seul mot d’ordre: mettre le paquet pour lutter contre le coronavirus

On va d’inédit en inédit, de « sans précédent » à sans précédent. Le coronavirus aura fait exploser tous les tabous sur son passage, particulièrement en Belgique et on doit s’en féliciter. « Les décisions suivent. Le gouvernement a annoncé que la santé était la première priorité, il est conséquent. Les choses sont prises au sérieux et prises en main. Elles évoluent avec ordre et méthode. C’est indispensable ». Ce compliment tient aussi de l’impensable car c’est la patronne de la CSC, Marie-Hélène Ska, qui l’adressait vendredi à la RTBF au gouvernement Wilmès. Un exécutif en théorie majoritairement libéral mais reconnu comme au-dessus de la mêlée, concentré sur sa seule et urgente priorité : préserver un maximum de Belges en vie.

Où en est-on à l’aube du week-end ? Confinement : OK ; fermeture des frontières : OK ; arrivage de masques : presque OK ; gestion des respirateurs : en cours ; contrôle de données : OK ; formation d’un gouvernement de plein exercice : OK ; confiance à ce gouvernement : OK. On peut cocher une autre case : l’économie. Les mesures prises par le gouvernement fédéral vendredi confirment le mot d’ordre : il faut mettre le paquet : 10 milliards.

Les montants sur la table étaient également salués par la syndicaliste qui souligne le ciblage opéré, félicitant au passage aussi le gouverneur de la Banque nationale. Décidément, rien n’est plus comme avant. Et c’est heureux, car aujourd’hui, les hommes et femmes que nous sommes ont besoin d’autorités qui produisent de la stabilité, de la cohérence et de la confiance dans cet inimaginable qui est devenu notre quotidien.

Les économistes le disent : impossible d’estimer aujourd’hui le coût de cette crise. Le mot d’ordre est même « Ce ne sera jamais assez », parce que la vie prime, mais aussi parce que tout ce qu’on n’aura pas fait pour préserver l’activité économique et la situation des citoyens à l’arrêt forcé, se payera au centuple. Nombre d’inconnues demeurent : la durée de la crise, quid d’un deuxième pic et de la manière de dénouer le lockdown le moment venu.

Le plus important aujourd’hui, pour les économistes, est que les bonnes mesures soient prises. Et elles le sont apparemment aussi pour les priorités visées : éviter les faillites des entreprises, soutenir les indépendants et assurer le citoyen de toucher un salaire, même s’il est au chômage forcé, une pension et des allocations familiales. On fait ce qu’il faut, tac tac tac, preuve que les institutions belges sont solides : on assouplit les critères d’octroi du chômage forcé et les procédures, on gère les retards de paiement. C’est une vraie chaîne qui est en branle : le gouvernement décide en lien avec le G10, les secrétariats sociaux et les organismes de paiement assurent. Le gouvernement et la Banque nationale semblent même vouloir éviter l’erreur de 2008, où l’on avait trop tôt mis fin à ce soutien public.

Le budget ? Ce sera pour plus tard. L’indication la plus spectaculaire est venue hier de la Commission européenne qui a débranché le pacte de stabilité européen. On vous le disait, tous les tabous sautent au service d’un seul objectif : qu’un maximum d’entre nous reste en vie.

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