La crise du coronavirus oblige Berlin à abandonner sa doctrine de l’équilibre budgétaire

Le gouvernement n’exclut pas une entrée provisoire au capital des entreprises en difficulté, telle la Lufthansa.
Le gouvernement n’exclut pas une entrée provisoire au capital des entreprises en difficulté, telle la Lufthansa. - epa

Correspondant à Berlin

Le virus a eu raison de la rigidité allemande en matière de discipline budgétaire. Jusqu’à présent, tous les ministres des Finances, de toutes tendances politiques, avaient été inflexibles sur ce dogme très allemand.

Même l’actuel ministre fédéral des Finances, le social-démocrate Olaf Schloz (SPD), a toujours défendu le « zéro déficit » (en allemand : « Schwarzer Null »). Qu’importe si les ponts routiers ou les écoles du pays sont dans un piteux état (le retard d’investissements publics est de 130 milliards d’euros) ! Pas d’investissement à crédit.

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