Coronavirus: pourquoi un mort sur deux est-il Bruxellois?

Coronavirus: pourquoi un mort sur deux est-il Bruxellois?

Un élément interpelle parmi les chiffres officiels diffusés avant ce lundi: alors que 60% des cas positifs sont dépistés en Flandre, le nord du pays ne représente que 19% des décès belges. A l’inverse, seuls 12% des échantillons positifs sont bruxellois… alors que la Région compte près de la moitié des morts. Comme si le Covid-19 était plus meurtrier à Bruxelles qu’en Flandre… Précisons, comme nous le confirme Emmanuel André, que ces statistiques sont bel et bien tenues en fonction du lieu de résidence de la personne contaminée (ou décédée), et pas en fonction de l’hôpital où il a été traité. Il n’y a donc pas de biais dû à la localisation.

Alors comment expliquer cette nette différence?

«Les capacités des laboratoires de test sont plus importantes en Flandre. Au départ, les laboratoires flamands ont donc testé rapidement beaucoup plus de personnes. Ce qui a pu créer un biais. Maintenant, les critères ont été uniformisés au niveau national», explique Emmanuel André. La Flandre n’est donc pas forcément plus touchée par le coronavirus que les deux autres Régions. Le nombre de cas détectés y est sans doute plus élevé simplement parce que le nombre de tests qui y a été réalisé est plus important.

Oublions donc le graphique de répartition géographique des «contaminés». L’état du nombre de morts indique, lui, que la situation semble plus grave à Bruxelles (34 morts sur 75 jusqu’à ce week-end) qu’ailleurs. Le Hainaut, côté wallon, et le Limbourg, côté flamand, seraient aussi plus fortement touchés. Autrement dit, les zones les plus fragiles socio-économiquement parlant seraient les plus impactées. Les experts contactés estiment qu’il est encore trop tôt pour tirer de grandes conclusions sur ce sujet. Mais cette thématique est un point d’attention sur lequel «il faut rester vigilant», dixit M. André.

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