Coronavirus: chronique d’une apocalypse annoncée pour les migrants

Des migrants au port de Kavala, en attente de transfert vers le nord du pays
: «
Il faut trouver aux plus vite des hébergements adaptés
», s’alarment les ONG.
Des migrants au port de Kavala, en attente de transfert vers le nord du pays : « Il faut trouver aux plus vite des hébergements adaptés », s’alarment les ONG. - AFP

Je n’en peux plus de la vie ! En plus, maintenant nous sommes coincés à cause du virus. » Ce message de désespoir est envoyé par un Afghan de 20 ans, Mohamad (1), qui tente de survivre depuis un an dans le camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos. Jusqu’alors, il pouvait circuler librement sur l’île. Maintenant, par les haut-parleurs, un message lui intime de rester sous les tentes. Car depuis le 18 mars, le ministre grec des Migrations Notis Mitarachi exige que « les mouvements des résidents des camps sur les îles soient drastiquement réduits ». Les demandeurs d’asile ne peuvent se déplacer hors de Moria (un hotspot qui déborde sur une oliveraie) entre 19h. et 7h. ; s’ils doivent aller en ville, seul un membre par famille y est autorisé, accompagné par la police ; seules 100 personnes par heure peuvent sortir du camp. La route menant à Moria est contrôlée par la police.

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