Grèce: le coronavirus brouille les relations entre l’Eglise et l’Etat

En Grèce, c’est d’abord la communion qui est devenue la pomme de discorde entre l’Eglise orthodoxe et l’Etat.
En Grèce, c’est d’abord la communion qui est devenue la pomme de discorde entre l’Eglise orthodoxe et l’Etat. - EPA

Il aura fallu attendre le 16 mars pour qu’en Grèce, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis suspende tous les services religieux quelle que soit la confession. Pourtant, dès le 10 mars, il a ordonné la fermeture de tous les établissements scolaires. Le 13 mars, tous les commerces, cafés, restaurants, ainsi que les musées et sites archéologiques, sont fermés. Le 15 mars, le Premier ministre demande de nouveau aux églises de limiter leurs activités aux rituels « nécessaires ». Pour sa part, l’archevêque d’Athènes Hiéronyme appelle à « l’esprit de responsabilité » mais certaines églises orthodoxes restent bondées.

Dans ce pays où il n’y a pas de séparation entre l’Eglise et l’Etat, l’archevêque et les évêques du Saint-Synode se sont réunis pendant cinq heures dans la nuit du 15 mars… Mais ils ne sont pas parvenus à un accord et ont annoncé maintenir les messes du dimanche jusqu’à Pâques, qui se tient mi-avril.

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