«Coronabonds», mode d’emploi

A chaque période de trouble sa novlangue. Après les « eurobonds » envisagés au cœur de la crise grecque de 2011, les Européens ont découvert la semaine passée les « coronabonds ». Mercredi dernier, neuf pays de la zone euro – l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la France, le Luxembourg, la Grèce, l’Irlande, la Slovénie et la Belgique – ont appelé les institutions européennes à envisager la mise sur le marché de « coronabonds ».

Dans une lettre adressée au président du Conseil européen Charles Michel, ils exhortent à « travailler à un instrument de dette commun émis par une institution européenne pour lever des fonds sur le marché (…) au profit de tous les États membres (…) pour faire face aux dommages causés par le coronavirus ». Bruno Le Maire, ministre français des Finances a enfoncé le clou : « Ces fameux coronabonds ou eurobonds, nous estimons que ce serait un témoignage de la solidarité économique et financière entre Etats membres de la zone euro ».

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct