L’Europe politique doit sortir de sa torpeur pour vaincre le coronavirus

Les chercheurs nous ont donné les armes nécessaires pour gagner l’importante bataille qui se profile dans la plupart des pays européens.
Les chercheurs nous ont donné les armes nécessaires pour gagner l’importante bataille qui se profile dans la plupart des pays européens. - Photo News.

La science nous permettra de surmonter la pandémie causée par Covid-19. En quelques mois, elle a déjà permis d’identifier l’ennemi dans ses moindres détails, de comprendre sa stratégie de destruction massive, et de développer les outils qui permettent de le traquer. Et elle est sur la piste des armes qui permettront de l’éliminer et de nous protéger de sa résurgence.

Soyons confiants, les chercheurs et les industriels qui travaillent d’arrache-pied ont compris que seule une mobilisation sans précédent de l’intelligence collective viendra à bout de cette pandémie. Jamais, le partage des connaissances ne s’est organisé aussi rapidement et de façon aussi transparente.

Les armes nécessaires

Les résultats essentiels sont échangés en temps réel et mis à disposition de l’ensemble de la communauté scientifique mondiale. Les barrières entre disciplines s’estompent pour affronter de concert les multiples défis qui menacent la santé des citoyens, l’économie, et l’équilibre de nos sociétés dans leur ensemble. L’implication des économistes du monde académique dans la recherche de solutions concrètes à cette crise systémique en est un exemple frappant.

Les chercheurs nous ont donné les armes nécessaires pour gagner l’importante bataille qui se profile dans la plupart des pays européens, celle qui permettra de sortir de façon ordonnée, raisonnée et responsable des confinements, lockdowns et autres contraintes. Encore faut-il définir la stratégie et la mettre en œuvre.

Qu’il soit belge, français, italien espagnol ou allemand, la préoccupation immédiate du citoyen européen est évidente : retrouver le plus rapidement possible sa liberté individuelle sans s’exposer à de nouveaux risques. Il attend des gouvernements que sur cette question-là au moins ils agissent de façon coordonnée et solidaire. Cette fois, il n’y aura plus d’effet de surprise justifiant d’agir en ordre dispersé. Il s’agit de mobiliser sans attendre les meilleures compétences nécessaires où qu’elles se situent, dans les universités et dans le monde industriel où l’Europe dispose aussi d’une force de frappe prête à se mobiliser.

Les premières priorités à rencontrer sont claires :

1.Valider et déployer à large échelle des tests diagnostiques et sérologiques fiables.

2.Coordonner les évaluations des traitements les plus prometteurs en collaboration avec les agences réglementaires.

3.Investir massivement dans le développement des vaccins, seuls susceptibles d’offrir une solution durable à la crise.

Le temps presse

La Commission européenne dispose des instruments pour mettre en œuvre rapidement les programmes d’action indispensables. Elle a commencé à le faire mais sans leur accorder les importants moyens nécessaires, à la hauteur du défi que nous aurons à affronter dans les semaines à venir.

Il n’est pas trop tard mais le temps presse. « Le temps de la politique n’est pas celui de la science », a affirmé récemment le ministre de la Santé en France. Puisse l’Union européenne sortir de sa torpeur pour aligner son rythme à celui de ses chercheurs.

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    • d-20200626-GGRDU5 2020-06-26 22:37:59

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