Wallace Roney était un trompettiste sans esbroufe

Wallace Roney en concert.
Wallace Roney en concert. - D.R.

Après Manu Dibango, mort le 24 mars, le coronavirus a fait une deuxième victime dans le monde du jazz. Wallace Roney fut sans doute le trompettiste préféré de Miles Davis, dont il a gardé l’utilisation de la sourdine et la qualité d’émotion, sans esbroufe, sans virtuosité excessive, sans ostentation.

« Ni forcené ni exhibitionniste, Wallace Roney sculpte, sans excès de polissage, une sonorité dense qui, surtout dans les graves, garde des souffleurs archaïques un grain, des inflexions évidemment vocales et, constante, une qualité d’émotion étrangère aux critères de virtuosité de son temps », écrit Philippe Carles dans le Nouveau Dictionnaire du jazz.

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