La Chine a-t-elle édulcoré les choses lors de l’épidémie de Covid-19?

Sous la pression publique massive, le Premier ministre britannique Boris Johnson a dû faire machine arrière et imposer des mesures strictes pour lutter contre l’épidémie.
Sous la pression publique massive, le Premier ministre britannique Boris Johnson a dû faire machine arrière et imposer des mesures strictes pour lutter contre l’épidémie. - Belga.

Pékin a-t-il sciemment minimisé les effets du Covid-19 sur son territoire ? La rumeur enfle dans les pays occidentaux, singulièrement depuis la diffusion de photos montrant de longues files d’habitants de Wuhan attendant de pouvoir récupérer l’urne funéraire d’un proche décédé. Officiellement, on ne dénombra que 2.500 victimes dans cette ville aussi peuplée que toute la Belgique, qui fut l’épicentre de l’épidémie…

Dans un premier temps, l’Organisation mondiale de la santé avait salué l’attitude ouverte et volontariste de la Chine, qui tranchait avec la manière dont, en 2003, le pouvoir avait répondu à la crise du Sras, une pneumonie aiguë causée par un autre coronavirus. Le 1er janvier 2020, dans un réflexe atavique, les autorités avaient pourtant commencé par incarcérer le premier lanceur d’alerte de la pandémie, le médecin Li Wenliang – qui a finalement succombé à la maladie…

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